Daniel Thiery

Le Lauzet-Ubaye

LE LAUZET-UBAYE

 

Faisait partie du diocèse d’Embrun, Vallée de Barcelonnette, aujourd’hui chef-lieu de canton. Comme toutes les communes de la vallée de Barcelonnette, les deux anciennes communes du Lauzet et d’Ubaye réunies en 1959, sont dans un milieu montagneux. On remarque, comme à Jausiers, un habitat dispersé en fermes et petits hameaux qui a favorisé l’implantation de nombreuses chapelles succursales, d’autant que le territoire couvre plus de 6600 hectares.

 

UBAYE

 

Le territoire fut le siège d’un prieuré appartenant à l’Ile Barbe de Lyon. Le 16 mars 1237, le comte de Provence assure de sa protection tous les prieurés de cet ordre, dont celui d’Ubaya (RACP, n° 283, p. 372-374). L’abbé Féraud attribue d’ailleurs la construction de l’église paroissiale dédiée à sainte Madeleine aux moines de l’abbaye (p. 230-231). Les visites pastorales, à partir de 1858 jusqu’en 1873 dénombrent trois chapelles rurales, passables, mais humides. C’est le 23 novembre 1892 que l’on connaît leur emplacement et leur titulature :

chapelle Saint-Pierre au Villard,

chapelle Saint-Joseph aux Tourniaires,

chapelle Saint-Joseph à Rocherousse.

Aucune d’entre elles ne subsiste aujoud’hui et l’église paroissiale a été submergée par le lac de Serre-Ponçon.

 

LE LAUZET

 

Entre 1858 et 1899, sont recensées sept chapelles rurales. En voici la nomenclature :

chapelle Sainte-Anne à Champcoutier

chapelle Saint-Antoine à Coste Plane

chapelle Notre-Dame des 7 Douleurs, à Dramonasq

chapelle Notre-Dame de la Salette, à Champanaste

chapelle Saint-Etienne, au Villard

chapelle Saint-Jean-Baptiste au Seuil

chapelle Saint-Joseph, à l’Alemandrisse.

On dit la messe dans ces chapelles une fois par an et lorsqu’il y a un malade dans le voisinage, selon l’enquête de 1899. La seule chapelle qui fasse l’objet d’un pèlerinage est celle de Dramonas où, selon le coutumier de 1835, le jour de Notre Dame des 7 Douleurs, à 7 heures du matin, procession à la chapelle de Dramonas (2 V 73). On apprend également qu’elle a été rebâtie en 1865 (2 V 88 et 94).

 

Voir site Dignois