Daniel Thiery

Les deux hameaux de la Combe de Bayons

 

Les deux Hameaux de la Combe de Bayons

 

 

 

Aujourd’hui abandonnés, les deux hameaux de la Combe de Bayons, n’offrent plus qu’un paysage retourné à sa nature première. Quelques vagues tas de pierres informes ne s’imaginent même plus en fantômes de maisons. Seule, une chapelle, récemment restaurée, reste l’unique témoin d’un habitat de plusieurs siècles.

 

Pour y parvenir, il faut emprunter une route, puis un chemin de terre qui suit la rive de la Sasse et s’enfonce dans une étroite vallée boisée. Du village de Bayons à la Haute Combe, 7 500 mètres. L’altitude varie entre 1060 et 1100 mètres. L’impression donnée par l’environnement, même en été, procure une sensation de solitude, d’inconfort et d’isolement. Les sombres pentes abruptes, le roulement incessant du torrent, les frondaisons impénétrables font deviner obscurément le destin d’une disparition inéluctable d’une vie pourtant tenace.

 

On ne connaît cette vie que depuis 1492 lors de la catastrophe de Bayons, quand le village fut en partie enseveli par une coulée de boue et la campagne ravagée par des pluies incessantes. Les deux hameaux de la Combe, dits alors de la Montanhe, subirent d’importants dégâts. Mais on n’en sait pas plus. On reconnaît seulement leur existence à un moment où la population de la commune, comme partout en Europe, a connu une très grave perdition de sa population. Bayons, qui comptait 1280 habitants en 1315, n’en possédait plus que 410 en 1471.

 

Il faut attendre ensuite 1710 pour connaître en détail les familles et l’état des voies de communication entre les deux hameaux et le village de Bayons.

 

Puis le cadastre de 1839 permet un nouveau recensement des habitants et fournit un aperçu des infrastructures de la communauté.

 

Le cataclysme de 1492

 

L’enquête de 1710

 

Cadastre de 1839