Daniel Thiery

Cadre Turriers

 

LE  BASSIN  DE  TURRIERS

 

 

Le cadre géographique et historique

 

 

Le territoire

 

Le bassin de Turriers se présente comme une identité géographique bien individualisée. Il est constitué en effet de plateaux, collines et vallons inscrits dans un grand cirque bordé de tous côtés par des montagnes. Seul, un goulot étroit, à la hauteur du pont de Bellaffaire-Bréziers, permet aux eaux des torrents de s’évacuer vers la Durance par le torrent de Clapouse. C’est le point le plus bas du bassin, à 763 m. d’altitude. A l’ouest, il est séparé de la vallée du Grand Vallon par une chaîne de montagne culminant à Roche Cline à 1719 m. A l’est, une autre le sépare des cantons du Lauzet et de Seyne que l’on atteint par les cols des Garcinets et de Saint-Martin. Au sud, le col des Sagnes à 1180 m, permet d’accéder au bassin de Bayons.

 

Le bassin est partagé en 4 communes, Gigors, Bellaffaire, Turriers et Astoin, et l'on relève quantité de petits hameaux et de fermes isolées. Cet habitat dispersé est particulièrement visible sur la carte de Cassini et les cartes modernes. L’essentiel du domaine cultivable est situé au centre du territoire, entre 800 et 1000 mètres d’altitude, entouré par des pentes boisées. Cette position dirige vers des productions bien spécifiques que nous détaillerons plus loin.

 

Administrativement, ce territoire était rattaché à la baillie de Sisteron. A la Révolution, il fut intégré au département des Basses-Alpes et Turriers devint chef-lieu de canton. Sur le plan religieux, il fut d’abord dépendant du diocèse d’Embrun puis de celui de Digne à partir de la Révolution. Deux anomalies surgissent cependant, Bréziers et Faucon-du-Caire. Bréziers, en effet, fait partie géographiquement du même bassin, mais sous l’ancien Régime faisait partie du Dauphiné et ensuite du département des Hautes-Alpes. Nous n’avons pas d’explication sur ce fait. Par contre, Faucon-du-Caire, qui ne fait pas partie de cette entité géographique lui est rattaché. Située dans le Grand Vallon, cette commune est dirigée naturellement vers La Motte-du-Caire. Le 28 mars 1895, le conseil municipal adresse une demande au ministre afin d’être rattachée à La Motte, elle sera refusée. Pour Faucon, ce rattachement à Turriers s’explique par une donnée historique. A partir du XIe siècle, les quatre villages et paroisses de Faucon, Gigors, Bellaffaire et Turriers constituaient un domaine unique géré par les moines de Saint-Victor. Cette unité a perduré, Faucon restant lié administrativement aux trois autres. C’est pourquoi, nous l’intégrerons également dans notre étude sur les communes.

 

 

Le cadre historique

 

L’Antiquité

 

La Carte Archéologique publiée en 1997 ne signale aucune découverte pouvant se rapporter à cette époque. Le Bilan Scientifique de 2002 reconnaît qu’au cours d’une prospection menée pendant un mois sur la commune de Gigors a été découvert un seul site gallo-romain ayant livré une meule et des tegulae [1]. Les autres communes n’ayant pas été prospectées, un long travail d’investigation reste à accomplir afin de déceler d’autres sites. Il est difficile d’admettre que le territoire était entièrement vide. Une enquête auprès des habitants pouvant signaler la présence de tuiles plates romaines, l’élément le plus repérable et le plus commun, apporterait certainement des résultats. C’est ainsi que nous avons vu de tels fragments extraits du sommet de la colline de Bellaffaire. D’ailleurs cette colline, sise au bas du bassin, à l‘entrée du ravin de Clapouse communiquant à la Durance et de la voie venant du Grand Vallon par le Col de Sarraut, constituait un poste idéal de surveillance et de défense. Il serait étonnant qu’elle n’ait pas été utilisée dès l’époque protohistorique puis par les gallo-romains. Elle sera convertie au XIIe siècle en un castrum ou village fortifié. Nous supposons un autre site aux abords de l‘église de Gigors. Lors de travaux ont été mises au jour des tombes formées de lauzes et de tuiles plates. Si les tombes ne datent pas nécessairement de la période romaine mais plutôt du haut Moyen Age, les tuiles plates renvoient à l’Antiquité, utilisées en remploi.

 

Le haut Moyen Age, la villa Jugurnis

 

Le texte de 1045 du cartulaire de Saint-Victor concernant Gigors ne semble pas avoir été lu en totalité par les quelques rares historiens qui le citent [2]. On en a fait une simple donation, l’abbaye de Saint-Victor recevant du vicomte de Gap deux églises et des biens dans la villa Jugurnis. Guy Andreetti et Jean-Pierre Poly reconnaissent qu’il s’agit d’une restitution de biens [3]. Reprenons deux phrases essentielles de ce texte. Il s’agit d’un plaid tenu par le vicomte de Gap, Pierre de Mison, en présence des moines de Brême (ancienne Novalaise) et de Saint-Victor. Ces derniers revendiquent la possession de la villa Jugurnis alors aux mains de leurs adversaires. C’est ici qu’apparaît la phrase clef :si effectivement le lieu même et les églises ont été possédés par les moines de Brême pendant un temps assez long, c’est injustement ; c’est parce que les possessions marseillaises ont été abandonnées, leur monastère ayant été détruit autrefois par les paiens [4]. Saint-Victor revendique la villa Jugurnis parce que, avant la période sarrasine, elle lui appartenait et que les moines de la Novalaise l’ont accaparée la paix revenue. Cette abbaye qui avait été elle aussi détruite, s’est reconstitué en 929 près de Pavie alors que Saint-Victor n'a pu le faire qu’au tout début du XIe siècle en 1005.

 

La villa Jugurnis est à l’origine une fondation de Saint-Victor. Elle a d’ailleurs conservé son nom de domaine carolingien, alors que le terme villa n’a plus cours au XIe siècle. Guy Andreetti suggère qu’elle faisait partie de la villa Caladius donnée par le patrice Nemfidius aux moines de Marseille au VIIIe siècle. Cela semble très douteux, la villa Caladius restant circonscrite en Haute Bléone entre le nord de Digne et le sud de Seyne-les-Alpes [5]. De plus, si Gigors avait été une dépendance de la villa Caladius, elle n’aurait pas le titre de villa mais de colonica. La deuxième phrase, consistant d’ailleurs en trois mots, conclut la charte : donatio sive redditio, « donation soit plutôt restitution ». Cette charte contient un deuxième texte où un particulier nommé Rodolphe dit je rends et je donne (reddo ac dono) à Saint-Victor des biens lui appartenant. Lui aussi reconnaît détenir des anciens biens de Saint-Victor qu’il a accaparé lors des troubles provoqués par les Sarrasins.

 

Gigors est donc le siège d’un domaine de l’époque carolingienne. On ne connaît ni le donateur ni la date de la donation. Cette dernière peut être estimée raisonnablement au cours du VIIIe siècle, comme nous l’avons décrit dans la partie introductive. Ce domaine peut s’étendre sur plusieurs milliers d’hectares et couvrir un grand territoire. Celui-ci généralement correspond à une entité géographique comme on l’a constaté en Haute Bléone et ailleurs. La villa possède son domaine propre, le manse dominicatum et un nombre plus ou moins important de manses ou colonges tenus par des tenanciers. Il semblerait que le domaine de la villa Jugurnis s’étendait dans tout le bassin de Turriers ainsi que dans la partie haute du Grand Vallon. C’est ce qui apparaît lors des restitutions et des donations faites à Saint-Victor au XIe siècle et qui se sont échelonnées sur plusieurs années et en plusieurs fois. Il fallait convaincre par la persuasion et peut-être par la force les propriétaires réticents.

 

La première restitution de 1045 semble être une restitution globale de la villa. En premier lieu, ce sont deux églises, une dédiée à Sainte-Marie, l’autre à saint Pierre ou saint Jean. C’est ensuite la paroisse avec la moitié de toute la dîme de tout le territoire. Puis vient la moitié du marché. Enfin tout ce qui est rattaché aux églises, les terres, manses, maisons, vignes, prés, jardins, moulins, arbres et eaux. Malgré l’insistance du vicomte de Gap, les moines de Brême s’élèvent contre le jugement et rebelles et résistant à Dieu (contumaces et Deo resistentes) demandent un jugement de Dieu par l’eau et par le feu. L’ordalie joue en leur défaveur et l’affaire est close. La deuxième restitution est faite par Rodolphe en accord avec son épouse Tumidia et ses neveux. Il rend ce qu’il possède dans la villa, c'est-à-dire un jardin, des prés, un moulin, ce qu’il possède dans le manse d’Arnald et l’autre moitié du marché. Il ajoute qu’il renonce également aux cens et services qu’il percevait, soit les droits en numéraire et corvées dus par les tenanciers.

 

Quelque cinq ans plus tard, vers 1050, Etienne Roussin et sa femme Marie, de castro Rosseto, du château du Rousset, donnent un alleu consistant en deux pièces de vignes, l’une étant située sous la roche appelée Mont Celeus, et une autre citée sans précision [6]. Ce Rodolphe est l’un des fidèles de Pierre de Roset, lui-même fidèle du vicomte de Gap comme on le verra par la suite. Guy Andreetti situe la vigne au Col de Sarrau, Celeus étant son ancien nom. Nous pencherions plutôt pour Montsérieux pour deux raisons. Le texte fait référence à une roche ou montagne appelée Mont Celeus et non à un col. D’autre part, on connaît bien le passage du -l au -r et inversement, Cereus se prononçant avec le -r mouillé [7].

 

Dans le même temps, Pierre de Roset donne un manse aux moines de Saint-Victor. Il le tient de Pierre de Mison et en fait don sous le conseil de son fils Isoard qui lui a succédé à la tête du vicomté de Gap. Ce manse est situé dans le castrum appelé Turrias. Il le donne avec les prés, vignes, garrigues, terres cultes et incultes, arbres fruitiers et infructueux. Il est tenu par un certain Gérald du Brusc ou Broca [8]. En 1054, un certain Bérald avec son neveu Pierre fait don de la moitié d’un manse qu’il tient en héritage de son père Bertal, manse situé in Jugurnis, à Gigors. Puis il fait encore don d’une pièce de vigne situé in Falcone, à Faucon.

 

En 1062, Isoard de Mison donne la moitié d’une condamine qu’il possède dans le territoire du castellum Falcone. Il la remet entre les mains de l’abbé nommé Durand. Le fait qu’il s’agit d’une condamine indique qu’il s’agit d’un bien personnel du vicomte. Le texte, cette fois, indique son emplacement précisément au moyen des quatre points cardinaux. A l’orient le ravin de Combe Fère, à l’occident l’autre moitié de la condamine, au midi le susdit ravin et à l’aquilon le mont Solemiacus. Ces indications permettent de situer cette moitié de condamine au lieu-dit Saint-Barthélemy ou ferme Bernard. Le ravin de Combe Fère porte toujours le même nom. Quant au Mont Solemiacus, Guy Andreetti y reconnaît Montsérieux. Mais nous avons vu plus haut qu’il s’agit du Mont Celeus. Le nom semble avoir disparu mais on peut peut-être le retrouver dans les anciens cadastres. Parmi les témoins figurent Pierre de Roset et un certain Pierre de Venterol.

 

En 1068, le même Isoard établit une nouvelle donation en faveur des Victorins. Elle consiste dans la moitié d’un manse sis dans le castrum de Faucon (Falconem). Isoard ajoute que ce manse était la possession de Arambert. Faut-il entendre que cet Arambert a été dépossédé par le vicomte de sa propriété ? La charte stipule que le manse est garni de terres cultes et incultes et pour faire bref, dit etc.

 

En l’espace de vingt ans l’abbaye de Saint-Victor est de nouveau à la tête d’un grand domaine, mais sans savoir s’il est équivalent à celui qu’elle possédait sous Charlemagne. Les deux églises citées en 1045 sont déjà existantes, sont-elles elles aussi d’origine carolingienne, cela est probable au moins pour celle qui est près du siège de la villa, c’est-à-dire à Gigors. Cette église et son cimetière correspondraient aux tombes en coffres de lauzes et de tuiles romaines retrouvées près de l’église actuelle.

 

Un autre site, mais de beaucoup moins d’importance, peut être rattaché à la période carolingienne, celui de La Freyssinie. Le toponyme Pré la Cour ou Pré de Frechenie est cité lors de la vente des biens nationaux à la Révolution [9]. Il évoque une cour carolingienne, synonyme de villa. On ne peut l’associer à la villa Jugurnis, car il s’agit d’un domaine indépendant. Le hameau de La Freyssinie possède actuellement une église, restaurée en 1888, bâtie en 1708 sur une ancienne chapelle. Son orientation vers l’est fait remonter son édification à la période romane, mais peut-être rebâtie sur un édifice primitif plus ancien de l’époque carolingienne correspondant à la cour. Il est difficile d’en dire plus faute de témoignage écrit.

 

 

Le Moyen Age (XIe-XIIIe s.)

 

La première période, XIe-XIIe siècle, voit les moines de Saint-Victor réinvestirent le bassin de Turriers avec la création de plusieurs églises rurales. Nous en avons déjà découvert deux, celles qui sont citées en 1045, l’église Sainte-Marie et celle de Saint-Pierre ou Saint-Jean. Si la première correspond à l’église du prieuré de Gigors, l’autre correspond à celle de la paroisse. Guy Andreetti place à tort cette dernière à Bellaffaire [10]. Peu de temps après 1080, Lantelme, archevêque d’Embrun, confirme à Saint-Victor la possession de deux églises à Turriers dédiées à Sainte-Marie et à saint Geniès ainsi que deux autres à Faucon, une dédiée à sainte Marie, l’autre dédiée à saint Pons en 1113 [11]. Il existe donc 6 églises nommément recensées.

 

Dans le même temps apparaissent les premiers châteaux, ceux de Turriers et de Faucon, castrum de Turrias cité vers 1050 et le castellum Falcone en 1060. Pour cette époque il ne peut s’agit que de mottes castrales. Il est probable qu’il en existait une également sur la colline de Bellaffaire. Quant à Gigors, il garde son statut et son titre de villa, siège d’une cella ou prieuré.

 

Au cours des XIIe et XIIIe siècle, le pouvoir des aristocrates locaux va se renforcer, la seigneurie va prendre de l’ampleur jusqu’à aboutir à la création des villages fortifiés et des châteaux. En 1193, Bellaffaire est qualifié de castrum. Puis, en 1235, on y voit les habitants édifier leurs maisons servant de remparts à leur castrum [12]. Un seigneur va prendre le pas sur les autres, Guillaume de Turriers, qui va faire de son château le siège politique de tout le bassin. Gigors perd alors son monopole de rassemblement et de lieu de commandement. Les moines gardent cependant leur domaine, mais il y a des frictions avec Guillaume au sujet des droits de chacun. Guy Andreetti en décrit quelques démêlés. Il n’existe plus que 4 églises paroissiales, une dans chaque castrum, à Faucon, Gigors, Bellaffaire et Turriers. Astoin est rattaché à Turriers mais possède cependant son église. Les autres édifices ne sont plus cités, devenus de simples chapelles servant de succursales, mais dont la durée de vie est comptée jusqu’à la période suivante.

 

 

La fin du Moyen Age (XIVe-XVe s)

 

Cette période est marquée par les guerres, la disette et la peste noire. Dans l’ensemble, les cinq communes ont subi une perte moyenne de 60 % de leur population, un peu moins que la moyenne générale s’élevant à 64 %. C’est Astoin qui souffre le plus avec 79 % de perte. Ici encore on remarque que c’est le territoire le plus montagneux et le plus élevé en altitude qui pâtit.

 

On est passé de 1180 habitants à 475, soit de 240 foyers à une centaine répartie sur 7 700 hectares. Une grande partie du terrain cultivé est abandonnée, des hameaux et des fermes sont désertés. La paroisse d’Astoin, dans laquelle il ne subsiste plus que 6 foyers, est rattachée à celle de Bayons. Les anciennes églises, devenues succursales, tombent en ruine et leurs cimetières disparaissent sous la végétation. Les paroissiens restant ont bien du mal à entretenir leur église paroissiale ainsi que leurs maisons.

 

Population Turriers XIVe

 

 

La période moderne

 

La revitalisation du pays sera longue, surtout qu’elle sera perturbée par les guerres de Religion du XVIe siècle. Nos cinq communes, à l’exception d’Astoin, vont atteindre le maximum de population au XIXe siècle, dépassant largement celui de 1315. C’est le seul cas relevé pour l’ensemble des 24 communes. Turriers a doublé sa population de 1315 et continue sa courbe ascendante au XIXe siècle. C’est sans doute grâce à son statut de chef-lieu de canton acquis à la Révolution.

 

Population Turriers XIXe

 

C’est au cours du XVIIe au XIXe siècle que se créent et se reconstruisent les hameaux et les fermes abandonnées, que les terres sont reconquises. Des églises succursales sont rouvertes comme celle de La Freyssinie en 1708. Les chapelles des hameaux de Gière et du Forest-Loin sont restaurées. Même l’église d’Astoin, qui a retrouvé une population conséquente, retrouve son statut de paroissiale. La fin du XIXe siècle verra la restauration totale des églises de Turriers, de Bellaffaire et de La Freyssinie

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Avec les affouagements des XVIIe et XVIIIe siècles, nous avons quelques descriptions des terroirs, mais il manque celles des églises. Nos communes, faisant alors partie du diocèse d’Embrun, sont dépourvues de visites pastorales, les archives de l’évêché ayant été brûlées lors de la Révolution.

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[1] Bilan Scientifique 2001, DRAC PACA 2002, p. 35. Prospection menée par Pascal Boucard.

[2] CSV, n° 691, T II, p. 32-34. Nicole Michel d’Annoville dans son Etude documentaire du terroir de Turriers, SIVOM, janvier 2001, affirme que les moines de Novalaise possédaient la villa depuis l’origine, don du patrice Abbon. Or la villa ne figure pas sur la liste des biens du patrice.

[3] ANDREETTI Guy, Turriers. Recueil de notes, Turriers, 1994, p. 46. Jean-Pierre POLY, dans La Provence et la société féodale, Bordas, Paris, 1976, p. 185 et 198, y a bien reconnu également une restitution au détriment de l’abbaye de Novalaise.

[4] Siquidem eundemque locum vel ecclesias monachi Bremetensis coenobii aliquanto tempore injuste possederant ; utpote deficientibus possessoribus Massiliensibus, olim illorum monasterio a paganis destructo.

[5] SAUZE Elisabeth, « Le polyptique de Wadalde. Problèmes de toponymie et de topographie provençale au IXe siècle », Provence Historique, janv-mars 1984, p. 17-21 et 26-33. Notre propre étude sur la Haute Bléone, non encore publiée, va dans le même sens.

[6] CSV n° 696, T. II, p. 37-38. Le texte est daté des environs de 1050. Le terme alleu indique une propriété appartenant à un homme libre. Le castrum Rossetum peut-il correspondre au château du Rousset sur la commune de Curbans ? Le texte fait bien la différence entre le nom Rosset et Pierre de Roset, indiquant qu’il ne s‘agit pas du même nom.

[7] Guy Andreetti reprend l’étymologie fournie par Damase Arbaud dans son article sur « Les possessions de l’abbaye de Saint-Victor de Marseille dans les Basses-Alpes », Bull. Sté Sc.; et Lit. des BA, T. XII (1905-1906),p. 180-186. La plupart des étymologies données par cet auteur ont été revues et corrigées depuis, particulièrement par Elisabeth SAUZE.

[8] CSV, n° 695, T II, p. 37. Ce texte est également daté des environs de 1050.

[9] AD AHP 1 Q 64.

[10] ANDREETTI Guy, op. cité, p. 49, mais sans donner la source de cette information.Il semble reprendre Damase Arbaud qui lui-même tire sa source de l’abbé ALBERT, Histoire naturelle, ecclésiastique et civile du diocèse d’Embrun, Embrun,1783, T I, p. 513. Sainte-Marie de Gigors est confirmée par le texte de 1062 (CSV n° 692, T II, p. 34) : cella sancte Marie de Jugornus.

[11] CSV, n° 699, T II, p. 41-42 et n° 848.

[12] CSV n° 993, T II, p. 445, ad faciendas clausurum et edificia castrorum suorum.

 

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