Daniel Thiery

Historique du peuplement de l'Antiquité au XIIIe siècle

 

 

Pièces justificatives

 

Proposition de traduction

 

I. Charte de Chaudol, 1048

Restitution de la villa Caldulus

CSV 737

Au nom de la sainte et indivisible Trinité, moi Gosfredus et Bretrannus mon frère, marquis et comtes de Provence, et les illustres personnes Guilielmus, Guigo, Isnardus, Dodonus, Pontius et Hobertus, avec nos épouses et héritiers, suite à la plainte et interpellation que le seigneur Isarnus, abbé du monastère de Saint-Victor de Marseille et des moines dudit lieu ont faites contre nous, au sujet de la villa dite autrefois Caladius, aujourd’hui Caldulus, laquelle nous tenons en notre possession, pour examiner une charte très ancienne, en présence des hommes ci-dessus, dans laquelle il est écrit que Nemfidius, autrefois patrice, et son épouse Adaltrude, avec les trois fils qu’ils ont eu, ont donné la dite villa sus nommée, par une charte légitime de donation, sur l’autel qui est consacré en l’honneur de Dieu et de Sainte-Marie toujours Vierge et de Saint-Victor, martyr, au monastère ci-dessus nommé ; et nous avons craint en la colère de Dieu, qui est effrayante et grandement redoutable, nous en sommes tombés et avons tremblé.

 

C’est pourquoi, après un sain conseil salutaire, nous rendons par déguerpissement ladite villa à l’autel de Sainte-Marie toujours Vierge et de Saint-Victor élevé dans le monastère de Marseille, ainsi que les habitants dudit lieu, tant présents que futurs, à savoir que, par cette manière ceux-ci l’aient, la tiennent et la possèdent sans aucune contre interpellation et inquiétude, et pour que nous et nos héritiers et à plus forte raison ceux qui sont nés de notre progéniture ou qui sont à naître, ne demandent, ne fassent rapine ni fassent subir nul cens et nul service au sujet de ladite villa. que ce soit par nous ou par une autre personne à notre place, à moins peut-être que les dits habitants dudit lieu ne veulent donner quelque chose par seule charité.

 

Si quelques marquis, comtes, vicomte ou quelque autre personne, homme ou femme, tentaient d’annuler cette donation et déguerpissement ou d’inquiéter en quoique ce soit, il n’aura aucune « société » de notre part, mais devra payer 60 livres d’or auxdits habitants du lieu. De plus, que toutes les malédictions qui sont écrites dans le nouveau et l’ancien Testament tombent sur lui, à moins qu’il ne satisfasse une légitime pénitence.

 

La charte de cette donation ou déguerpissement a été faite l’année de l’incarnation du Seigneur Mil XLVIII, 2e indiction, 3e épacte, lune 18. Obertus a confirmé.

 

 

II. Donation du 16 mai 1038

CSV 738

L’autorité antique d’une loi ordonne qu’elle soit un devoir en n’importe quel lieu, lorsque deux ou trois hommes la confirment sous serment, quelqu’un, poussé par une quelconque nécessité, a besoin des écrits d’un autre temps. Vraiment, en ces temps modernes, sans chartes et sans écrits, il faut croire les serments.

 

C’est pourquoi, moi, appelé Hugo, dignitaire élevé par la grâce de Dieu dans le service de la sainte maison de Digne, et mon père Guigo, lequel par son pouvoir m’a fait évêque, poussé par ma prière, touché par l’amour de Dieu, pour la rémission de nos péchés passés, présents et futurs, au sujet des alleux qu’on appelle Caladium, que par jugement antique la moitié de la dîme appartient à l’église de Saint-Victor, nous en faisons aumônes et donations à Dieu tout puissant et au monastère de saint Victor martyr de Marseille, ainsi que cela est dit, pour que par les prières des serviteurs de Dieu et la miséricorde de l’ineffable Dieu tout puissant nous méritions ainsi la rémission de tous nos péchés.

 

Et pour que cette charte de donation ne soit pas abolie en aucun temps, nous l’établissons sous la constitution de deux (cent ?) livres de cens, donnés aux moines à chaque anniversaire, par serment à perpétuité, sur l’autel de la sainte église de Digne. Ainsi, si quelqu’un, nous ou nos successeurs dans les temps futurs, voulait aller contre cette charte, qu’il soit poursuivi par la colère de Dieu tout puissant, à moins qu’il ne fasse pénitence. Donc, moi, par la grâce de Dieu, élevé à la dignité, de nom propre appelé Hugo et mon père Guigo, sous la tutelle duquel il m’a élevé à l’épiscopat, poussé par ma supplication, j’ai confirmé de ma propre main cette constitution et des témoins que nous avons appelé ont confirmé, au sujet de la constitution dont nous avons parlé plus haut.

 

Cette donation ou charte a été faite l’année de l’incarnation du Seigneur Mil XXXVIII, 6e indiction, aux 17e calendes de juin, 3e jour.

 

 

III. Charte de Chaudol. Entre 1021 et 1048

CSV 741

Notice de convention et de juste division des biens qui fut faite entre le seigneur abbé Isarn avec ses frères moines de Saint-Victor et les alleutiers, a savoir Raimbaldus et son frère Magnerius et Ermenricus.

 

Donc ils ont convenus entre le seigneur abbé et eux pour que de tous les alleux qui sont dans la villa de Caldol, Saint Victor et ses moines servants en possèdent la moitié, excepté les manses de leurs pères. De ces dites manses ils doivent toute la dîme à Saint-Victor. En outre, ils ont convenus que de toute la terre inculte, les moines en possèdent 11 parts et eux 12, excepté ce que les alleutiers possèdent en leur propres, pour leurs manses, au sujet desquelles ils peuvent fournir des témoins garants. En plus, ils donnent à Saint Victor la terre qui est aux confins de Cerasiolo, tout ce qu’ils ont dans le dit village.

 

Si quelqu’un voulait rompre ce dit don, que ce soit par la permission ou le pouvoir de ceux-ci, ou par nous ou quelqu’un de nos héritiers, ou par un autre homme ; alors que tombe sur eux la malédiction qui fut proférée sur Core, Dathan et Abron et sur le traître Judas qui trahit de Seigneur.

 

Que ce don soit ferme et stable et perdure dans les siècles des siècles, amen. En outre il est donné 30 sous et que la dite convention soit ferme et stable en tout temps.

 

Ont signés : Raimbaldus prêtre donateur, ses fils et son frère Magnerius.

 

 

IV. Villa Caladius – 1055

CVS n° 739

Relation des faits et des preuves éclatantes, comment, en présence du seigneur Arbert, de sa femme et de son fils Guidone, de Pierre, abbé de Saint-Victor et des moines et des alleutiers de la villa dont le nom antique est Caladius, ont fait et tenu un plaid entre eux, au sujet des injures, rapines et offenses.

 

Les noms de ces alleutiers sont, à savoir, Magnerius et son fils Garnulfus, Guido, Pons et Tassilo son neveu et Aimé, fils de Raimbert prêtre. Tous ces hommes ont fait de nombreuses rapines dans leurs diverses possessions et de grandes offenses et injures envers les moines de Saint-Victor justes possesseurs de ladite villa Caladius, lorsque, un certain jour, incités par le diable, ils ont convenus également de faire ladite rapine et injure, et de montrer leur hostilité contre le Seigneur et les moines de Saint-Victor, dans le cimetière de Saint-Pierre et de Saint-Martin, ils ont détruit le moulin et deux paroirs, sans raison.

 

Quand les moines dudit lieu apprirent cela, avec leur prêtre furent stupéfaits, ensuite ils prirent la décision de rechercher pour injure de justice, (comment cela avait eu lieu). Vraiment ceux-la, alors qu’ils avaient l’esprit captif, aussitôt se précipitèrent sur eux, déchirant leurs vêtements et les fouettant, avec des injures ignominieuses, et avec peine leur permirent de partir.

 

Quand la chose parvint aux oreilles du susdit podestat, à savoir le seigneur Arbert, son épouse Guisle et leur fils Guidone, remplis de colère, ils ordonnent aux deux parties de se présenter devant eux. Donc recherchant de quelle façon une action si inique fut accomplie, ils ordonnent que des fidéjusseurs soient donnés réciproquement (aux deux parties) en sa présence, et que le jugement par l’eau froide les partagent et les amendent, le jour même. Ce qui fut fait. Ce qui est certain et ostensible c’est que par ce jugement de Dieu, Magnerius, à cause du sacrilège qu’il a commis, doit une amende de 600 sous, semblablement Tassilo, 600 sous et Aimé, 600 sous.

 

(….) Après cela, ledit père abbé Petrus et les moines venant devant ledit podestat, font interpellation pour que la cause de tant de maux soit devant tous déplorée. Raisonnablement il demande que la cause de tant de maux soit reconnue devant tous par un jugement de Dieu. Ce qui est fait et exécuté scrupuleusement.

 

Premièrement, les dits alleutiers perdirent la terre et le lieu dans lequel ils avaient détruit le moulin et les paroirs. Ensuite, dans le lieu qui est dit Bodenicus, trois modiées ; dans le même mont Bodenicus, à la colle Carpal, trois modiées ; d’autre part dans le lieu dit Adelzeria, quatre modiées ; à la vigne de Arpal, une demie modiée ; à Pubula, deux setérées ; près de la vigne des moines, qui est proche de la villa, à l’occident, une modiée ; au mont Castellare, dans lequel fut depuis longtemps le château, ils perdirent tout, excepté la sixième partie, ainsi que le jardin qui était en possession de Magnerius, à Villarone, que tient Magnerius avec Geirardo, deux modiées ; à Villarone, à Rover, une modiée ; à Lobosa, cinq sétérées qu’ils avaient avec Tassilone ; à Serre Longue, deux modiées.

 

Voyant ceux-ci qui avaient (accompli) une si grande et durable rapine, par des prières prient le seigneur abbé et les moines de leur miséricorde et de remettre la peine. Donc, ayant tenu conseil, devant le podestat et ses chevaliers, ils prient ledit père abbé et ses moines, par l’amour du Tout-Puissant et de tous les saints, de leur retirer toute l’amende de trois fois 600 sous, et que telle convention au sujet des terres qu’ils ont perdu par le jugement de Dieu, ils en feraient déguerpissement sûr et très ferme. Ce qu’ils font dans la main dudit abbé et des ses moines.

 

En outre, par la même convention, ils donnent la moitié de la dîme de leurs manses et de toutes les terres qu’ils possèdent dans le territoire de la dite villa. Cette moitié, ils la donnent à Saint-Victor et aux moines tant présents que futurs. Que si par la suite, eux et leurs héritiers voulaient rompre le déguerpissement susdit des terres ou ledit don, en présence des susdits podestats, de leur conseil et de leur instance, il soit statué définitivement et fermement que tous les alleutiers ou leurs héritiers règlent les trois fois 600 sous à Saint-Victor et à ses moines.

 

Donc par cette convention de déguerpissement faite et le don de Mainerius, de Tassilone et de Aimone et de leurs héritiers, ledit abbé Petrus et ses moines furent cléments, pour que ceux qui étaient redevables, après leurs prières suppliantes, en leur pardonnant, leur ont remis la susdite amende, à savoir les trois fois 600 sous. Par telle convention comme dit plus haut, se sont embrassés réciproquement d’un ferme amour et sont repartis chez eux.

 

Cela fut fait en présence et sous la conciliation du seigneur Arbert, de son épouse Guisla et de son fils Guidone, de leurs nombreux chevaliers assistants et consultants, dont voici les noms : Raimbaldus de Verdachis et Johannes prêtre, Pontius son frère, Geraldus vicaire, Rotlandus, Rostagnus, Ronninus, Stephanus Ruffus, Willelmus, Pontius Guinardus, Brunitus, Isnardus, Helias, Flodulfus et de nombreux autres hommes, dont les noms, décrivant brièvement, nous nous sommes abstenu de transcrire.

 

Au sujet des terres du prêtre Raimbaldus, lesquelles, quand admirablement il avait pris l’habit de saint Benoît, il avait donné à Saint-Victor et à ses moines, il est manifeste à tous les hommes que ses fils firent ridicules lorsqu’ils interpellèrent les moines de Saint-Victor, le jour même, alors qu’ils avaient perdu par le jugement de Dieu et qu’ils avaient fait déguerpissement.

 

La relation de cette convention fut faite le 8e jour des calendes de novembre, l’année de l’incarnation du seigneur 1055, 8e indiction, sous le règne du roi Henri.

Poncius, moine, a transcrit.

 

 

V. Charte de Gaveda – 1069 9 mars

CSV 742

Au nom du Seigneur. Moi Arbertus, mon fils Guido et son épouse Aloiis et mon neveu Arbertus, lesdits Guilelmus et Petrus, sommes donateurs au Seigneur Dieu et à Sainte Marie et Saint Victor du monastère de Marseille, de la moitié du château (castrum) de Gaveda. Et ladite moitié avec toutes ses dépendances qui dépendent dudit château, à savoir les eaux, les moulins, les prés, pâtures, jardins, maisons isolées ou groupées, les sources (caput aquis), les réservoirs (aquariis), les eaux canalisées ou détournées (vie ductibus vel deductibus), avec les arbres fruitiers et infructueux, les forêts, garrigues, les terres cultes et incultes (hermes), avec les chemins, toutes les choses, tant ce que nous avons ici et devons avoir, qui nous est parvenu par nos parents ou par acquisition ou par quelque autre voie. Ainsi toute cette moitié, avec les bâtiments et toutes leurs dépendances, nous les donnons au Seigneur Dieu et à Sainte Marie et Saint Victor du monastère de Marseille, au seigneur abbé Bernardus présent et à tous les abbés ses successeurs et aux moines demeurant dans ledit monastère, présents et futurs, en perpétuelle et intègre possession, pour le rachat de nos âmes.

 

Or s’il arrivait que je meure avant mon fils ou que mon fils meure avant moi, quiconque de nous deux soit mort le premier, ladite moitié dudit château ainsi que l’autre moitié décrite plus haut,semblablement et puissamment demeurent audit monastère de Saint Victor en propre, sans nul agrément humain et ainsi de l’intégralité de tout le château avec tous ses dépendances soit le domaine (dominium) dudit Saint Victor.

 

Donc, moi et tous ceux nommés plus haut nous faisons évacuation et cession au Seigneur Dieu et à sainte Marie et Saint Victor martyr du monastère précité, que, depuis ce jour et par la suite, durant toute la vie de notre temps, soit à Saint Victor et aux hommes précités, à savoir Caldium et Clocherium, soit toutes les possessions et leurs dépendances, que en quoi que ce soit nous ne reprendrons ni appréhenderons ni rapinerons, que nous ne ferons aucune invasion par violence, que nous n’opprimerons par aucune force les dits hommes précités, ni que nous ne recevrons le receut comtal qui fut injuste, ainsi ce que nous prenions sur les porcs, ainsi que les services que nous avons requis jusqu’à ce jour et que nous ne requerrons jamais plus pour toujours à aucun homme et à aucune femme ultérieurement. Si quelque homme ou femme venait ou tentait de rompre cette donation ou évacuation, cela ne pourrait être revendiqué en justice, mais « compensé » (componat ?) en double avec sa réparation au Seigneur Dieu et à Saint Victor et ainsi excommunié, etc.

 

Cette charte de donation ou d’évacuation a été faite le 7 des ides de mars, l’année 9 du règne du roi Philippe.

 

Ont signés : Arbertus, Guidonis, Aloys son épouse, Arbertus, Guilelmus, Petrus qui a écrit cette charte de donation et d’évacuation, ainsi que les témoins appelés. Ont signés : Aldebertus, Raiambaldus, Letardus, Giraldus, Flodulfus, Ginard, Isnardus, Gilardi prêtre, Johannes Rivipollentinus et les moines de Marseille sur cette charte de donation ou d’évacuation que j’ai écrite le jour et année comme dessus.

 

 

VI. De Cloquerio. 1218

CSV 988

Que tous sachent que, devant le vénérable seigneur Bernardo archevêque d’Embrun, de Pierre abbé de Sainte Croix et de Pierre Robert chanoine d’Embrun, juges délégués par le seigneur Pape, à propos de la controverse opposant les églises de Cloquerio et de Ouchis, au sujet de la dîme des terres de cinq chevaliers des hospices, à savoir le seigneur de Bello Joco et quatre chevaliers de l’hôpital, Bosonis, Rostagni Giraldi, Hugonis Galfredi, Poncii Rigaudi, et au sujet de leurs sépultures, et des sépultures des paroissiens de Bello Joco, et au sujet de la dîme des vignes de Ponte et de Condamina et de Recocto supérieur et inférieur et de Villa Croso et de Cerasia et de Deveso et de Ouchis et de Scala et de Colla Rotberti, et au sujet de huit sétérées de blé de Mariaudo.

 

Devant nous, qui avons été délégués par le seigneur pape pour cette controverse, ils ont fait un compromis, du consentement de l’un et l’autre prieur, par serment prêté par Andrea prieur de Ouchis et par Jordano prieur de Cloquerio, sous la peine de mille sous viennois, comme ci-dessous solennellement stipulé.

 

Nous donc …… ainsi nous avons composé entre eux, à savoir

- que la dîme des terres desdits cinq chevaliers de l’hôpital et de leurs descendants, si elles sont cultivées, le seigneur de Ouchis en recevra la moitié et le seigneur de Cloquerio l’autre moitié ;

- item, nous disons au sujet de Mariaudo que le seigneur de Ouchis rende les huit sétérées de blé par moitié d’anone et de tremsalle au seigneur de Cloquerio annuellement. Si en outre ils transforment cette terre en vignes, ainsi il est dit qu’ils diviseront la dîme entre eux ;

- item pour la dîme des vignes de Ponte et de Condamina qui est à Recocto Inférieur, que maintenant possède le seigneur de Cloquerio, semblablement que cela soit commun entre lesdites églises ;

- vraiment que toute la dîme des autres vignes desdits lieux soient à l’église de Ouchis ;

- item, nous disons que le seigneur et cinq chevaliers de l’hôpital et leurs descendants aient leurs sépultures à Cloquerio, ainsi ils ne pourront élire leurs sépultures à Ouchas ni près de l’église de Bello Joco ;

- pour les autres paroissiens de Bello Joco ils ont la liberté d’élire leurs sépultures dans l’une ou l’autre maison. L’élection de sépulture desdits paroissiens doit se faire devant le chapelain de Bello Joco ou de son clerc. Ceux-ci appelés et ne pouvant pas être présents, que la dite élection de sépulture soit faite devant des personnes idoines.

 

Ces actes ont été fait à Embrun dans l’église saint Saturnin extra muros, l’an de l’incarnation du Seigneur M CC X VIII, en présence des témoins suivants, pour cela appelés et consultés, à savoir Wilelmi Bermundi chanoine d’Embrun, Bertrandi Raumbaudi chanoine d’Embrun, Giraudi de Roca prieur des moines de Romolon, Wilelmi prieur des moines de Caturicis, Garnerii chapelain d’Embrun, maître Eligii chapelain du seigneur archevêque, Trucheti chapelain d’Embrun, Bertrandi de Salice, Johannis Gueelini clerc, Poncii Arberti chevalier de Castri Radulfi, Mazoti bourgeois d’Embrun, Bermondi de Romolon moine, maître Radulfi notaire du seigneur archevêque.

Ad majorem ……….